Je ne pouvais reformuler ce texte aussi clair donc voici le texte complet de l’histoire de la Sonothérapie directement prise sur le site de mon école. (source en bas de l’article)

La Sonothérapie est vieille comme le monde

À notre époque où de plus en plus de neuroscientifiques mettent en évidence les bienfaits de la méditation et de la relaxation d’une part et l’impact incroyable des vibrations sonores et musicales sur le cerveau et les circuits neuronaux, d’autre part, nous avons la capacité d’entrevoir les perspectives étonnamment prometteuses qu’offre la combinaison de ces deux voies : la pratique de la méditation et la pratique des sons. La Sonothérapie est une sorte de méditation sonore, comme le soufisme nous l’enseigne par exemple, à travers le Sama ou l’audition mystique.

Et il n’est pas étonnant par ailleurs de constater à quel point la pratique sonore au sens large a de tout temps accompagné les multiples démarches spirituelles. Pensons aux chants böns et tibétains, au didgeridoo australien, aux tambours de la terre de Kama (Afrique), aux rituels pythagoriciens, celtes, cathares, chamaniques, amérindiens, juifs, musulmans, hindous, islamiques, chrétiens et la liste pourrait s’allonger facilement : il est aisé d’y trouver une constante sonore. Le son est là qui accompagne, soutient, protège, soulage, inspire et même guérit. Depuis des temps immémoriaux, le son est utilisé dans un contexte thérapeutique, par la musique, le chant et la percussion.

Car oui, le son guérit. Il est utilisé aujourd’hui en médecine et ce n’est qu’un début. La pratique médicale est à la veille d’abandonner sa trop mercantile obsession pour se consacrer enfin à la réalisation pleine et entière du serment d’Hippocrate : ne pas nuire en premier lieu. Et le son pourra alors atteindre une grande amplitude.

Et les sons nous accompagnent depuis les cris, les chants ou les gémissements de la conception de notre première cellule, lors de la fusion du spermatozoïde et de l’ovule de nos parents, en passant par ceux de notre naissance.

La Sonothérapie et la science : la Sonologie

La science découvre chaque jour que la musique accompagne et soutien aussi le processus interne de la vie. Si Gabriel Popescu (MIT – Institut de Technologie du Massachusets) a pu observer la vibration des membranes cellulaires, Lakhovski l’avait pressentie en 1925.

James K, Gimzewski (UCLA – Université de Californie à Los Angeles), a pu écouter le son des cellules, d’autres ont écouté le chant des neurones, qui conversent de concert, comme le relate Brian J. Ford dans la revue New Scientist : The Secret of intelligence lie within a single cell (Les secrets de l’intelligence se trouvent dans une seule cellule, 26 avril 2010).

Les découvertes faites par le Dr Jacques Benvéniste (1935-2004) (INSERM – Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale), l’ont amené à entrevoir que les molécules de notre corps pourraient être des émetteurs-récepteurs kilohertziens. Et nul autre que le Prix Nobel de Physiologie ou Médecine Luc Montagnier, soutient aujourd’hui que Jacques Benvéniste œuvrait dans une bonne direction.

Depuis de nombreuses années, le Dr Joël Sternheimer clame que les acides aminés composant les protéines correspondent à des notes de musique. Il arrive ainsi à renforcer des fonctions protéiques en faisant « écouter » certaines mélodies aux plantes. Il serait encore ardu d’affirmer que les sons pourraient fournir une énergie nécessaire à la réparation de l’ADN mais c’est une voie de recherche… Voir le livre Le Son de Vie, d’Emmanuel Comte (Québécor 2011).

La Sonothérapie pour l’harmonie et le bien-être

Le son de notre voix est en lui-même un support d’harmonisation incroyable. Qui n’a pas fait l’expérience de pousser la romance dans sa salle de bains? Et j’invite les personnes qui ne l’on jamais fait, d’entrer dans un grand hall et de chanter quelques notes en soliste, afin de sentir combien l’acoustique les « porte ». L’expérience peut se prolonger si vous chantez dans un chœur et récemment, une chorale anglaise a interprété une œuvre composée à partir de l’ADN de ses choristes mis en musique. Car oui, le code génétique qui nous compose est une création sonore si on la décode. Et certains chercheurs s’y emploient avec bonheur.

Donc le chant nous compose et nous composons un chant plus grand encore, à un niveau cosmique, comme l’expliquait Pythagore. Les astrophysiciens découvrent aujourd’hui que l’Univers est sonore. Nous baignons dans une symphonie fractale infinie dont notre vie ne serait qu’une fraction de soupir en suspension dans l’infinitude du temps.

source: Emmanuel Comte – Centre de Recherche Medson medson.net

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